La formation continue n’a jamais suscité autant d’adhésion. Pourtant, entre l’envie d’apprendre et le passage à l’acte, un fossé persiste.
Pour comprendre ce qui se joue vraiment, Learnation Group, dont 7Speaking fait partie, a mené avec Sociovision (Groupe Ifop) une étude inédite auprès de 2 500 actifs et étudiants. Le constat est clair : le défi n’est plus de convaincre de l’utilité de la formation, mais de la rendre compatible avec des vies déjà bien remplies.
Voici les enseignements à retenir, et ce qu’ils changent pour les entreprises et les équipes formation.
Apprendre est devenu un réflexe quotidien
Se former n’est plus un moment à part. C’est une pratique diffuse, qui s’invite dans la semaine de millions de personnes : échanges entre pairs, vidéos, IA, lectures, applications. Cette habitude repose sur une conviction partagée par tous, quel que soit l’âge ou le territoire : apprendre tout au long de la vie est une évidence.
- 91 % se sentent à l’aise avec l’idée d’apprendre tout au long de leur vie
- 57 % apprennent chaque semaine au contact des autres (collègues, pairs, mentors)
- 8 actifs sur 10 ont suivi au moins une formation au cours des trois dernières années
Dans un environnement perçu comme instable, se former dépasse la simple montée en compétences : c’est une façon de garder la main sur son avenir.
Le vrai frein n’est pas l’envie, c’est le temps
Ceux qui ne se forment pas n’en manquent pas l’envie : ils manquent de temps. Un frein opérationnel, qui pèse plus lourdement sur les femmes.
- 38 % citent le manque de temps comme premier frein (63 % au total)
- Leviers attendus : la prise en charge financière (37 %) et la formation sur le temps de travail (29 %)
- 47 % des femmes de 35-44 ans font du rythme compatible leur premier critère, contre 35 % en moyenne
Une formation ne devient possible que si elle s’intègre dans le quotidien, au lieu de s’y ajouter.
Autonomie oui, isolement non
Les apprenants aiment apprendre par eux-mêmes, mais réclament un cadre. La signature d’une époque : la liberté, pas la solitude.
- 90 % aiment apprendre seuls, mais 79 % préfèrent un cadre structuré
- Trio de tête des critères de choix : qualité des formateurs, exercices pratiques, format court
- L’IA (13 %) et la gamification (11 %) ferment la marche
La technologie facilite, mais c’est l’humain qui engage et retient. Un équilibre au cœur de l’approche 7Speaking.
L’entreprise, acteur clé de l’engagement
Les actifs attendent une impulsion de leur employeur, qui reste leur premier financeur.
- 89 % attendent que leur employeur encourage davantage la formation
- 36 % des formations sont entièrement financées par l’employeur (12 % en cofinancement avec le CPF, 11 % par le seul CPF)
- 62 % se disent prêts à mobiliser leur CPF
Le terrain est favorable pour les DRH et les équipes L&D : les salariés sont prêts à s’engager, à condition qu’on leur en donne le cadre et les moyens.
Ce que cela change pour la formation en langues
Ces enseignements résonnent particulièrement avec l’apprentissage des langues, où l’assiduité et la régularité font toute la différence. Trois principes se dégagent :
- Concevoir pour la vie réelle : des formats souples, des sessions courtes, un rythme tenable, intégrables dans une semaine de travail.
- Garder l’humain au centre : la qualité des formateurs et l’interaction restent les premiers moteurs d’engagement, bien avant les gadgets technologiques.
- Utiliser l’IA comme un allié, pas comme un substitut : elle démultiplie l’accès et la personnalisation, à condition d’être adossée à un accompagnement humain.
C’est précisément la conviction qui guide 7Speaking : conjuguer la flexibilité du digital et la richesse de la relation pédagogique, pour des parcours que les apprenants suivent, et terminent.
Pour aller plus loin
L’étude complète « Les Français et la formation » détaille l’ensemble des résultats : pratiques d’apprentissage, critères d’engagement, formats plébiscités, attentes selon l’âge, le genre et le profil.
Méthodologie : étude quantitative Learnation Group x Sociovision (Groupe Ifop) réalisée auprès de 2 500 répondants (2 000 actifs et 500 étudiants), terrain du 9 au 28 avril 2026.